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Plateau technique Xylomat : Produits composites à base de bois et matériaux biosourcés
BoisFibre

Arsène BIKORO, 2ème année

Valorisation de co-produits de la transformation industrielle de l’Acajou (K. Ivorensis A. Chev)

Arsène BIKORO, 2ème année

En Afrique centrale, la forêt tropicale représente une richesse naturelle majeure. Pendant de nombreuses années les activités de valorisation se sont limitées à l’exploitation forestière et à l’exportation de grumes. Depuis une quinzaine d’années, grâce notamment à un changement de la législation, de nouvelles activités de transformation ont été mises en place dans les pays forestiers d’Afrique Centrale (tout particulièrement au Cameroun, en Côte d’ivoire et au Gabon). Aujourd’hui, il existe dans ces pays des scieries et des usines de fabrication de panneaux à base de bois (particulièrement des contreplaqués). Cette évolution des activités industrielles génère un regain d’intérêts pour la valorisation des coproduits liés à la transformation des grumes. Il faut considérer qu’environ 50 à 60 % de la matière de départ est transformée en déchets ou coproduits ce qui laisse envisager un potentiel de valorisation considérable.

L’Acajou d’Afrique possède un bois qui présente une faible variabilité inter espèces et une forte aptitude à la plantation (Russel et al. 2011). En effet l’étude sur la croissance de 13 essences réalisée par Koumba Zaou et al en 1998 avait montré que l’acajou donnait les meilleurs résultat et qu’on pourrait substituer à l’okoumé. Si quelques auteurs ont étudié les propriétés de durabilité naturelle de l’acajou (França 2016 ; Ejechi et al. 1996), des études plus nombreuses ont été réalisées sur les propriétés médicinales des extraits du bois, des écorces ou des feuilles d’acajou (M. Auwal Ibrahim et al. 2015 ; J. O. Adebayo et al. 2003). Par contre, il n’existe pas dans la littérature scientifique de travaux sur les aptitudes industrielles des coproduits de la transformation. Ceci alors qu’il existe aujourd’hui de multiples possibilités de valorisation de fibres, de particules ou de plaquettes. C’est dans ce cadre que nous allons développer durant ces trois années de thèse des travaux de valorisation des coproduits de l’acajou d’Afrique (K. ivorensis) afin de pouvoir participer au développement de l’industrie du bois du Gabon. Dans un premier temps, nous allons analyser la composition chimique des extractibles, tanins et lignine et envisager des voies de valorisation de ces molécules (colle bio-source, évaluer le pouvoir de rétention des métaux lourd pour le traitement des eaux) et ensuite mettre en place des matériaux (panneaux de fibres et particules) susceptibles de s’adapter aux conditions climatique tropicale. En fin des points comme l’aspect ou la sensation (le touché, etc) de ces matériaux seront abordés.



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